Les 18 albums qui m’ont fait vibrer en 2016

Sale année pour l'actu en 2016. Le vote du Brexit, l'élection de Donald Trump, les attentats... On se réconforte avec des albums excellents, folk, pop, rock, électro ou classique. Tour d'horizon des 18 albums qui m'ont fait vibrer cette année.
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Hinds – Leave Me Alone

Le quatuor de Madrid délivre « Leave Me Alone », un album garage girly qui parle de ruptures et de fêtes. En quelques mois, Hinds a joué dans le monde entier pour présenter ce premier opus qui regorge d’excellents morceaux. L’esprit surf-rock californien n’est jamais bien loin. Il est très difficile de dire quelle est la meilleure chanson tant elles sont bien peaufinées et donnent envie de taper du pied. On adore la douce « Garden », la poignante « Fat Calmed Kiddos » et la dansante « San Diego ».

Lire la chronique complète de Leave Me Alone ici 

promise-emily-wellsEmily Wells – Promise

On se laisse bercer par « Promise », le dernier disque de l’Américaine Emily Wells. La définition de ces productions serait du classique alternatif et expérimental. La musicienne chante et joue de nombreux instruments (synthétiseurs, boîtes à rythmes, violon, batteries acoustiques). Le résultat ? Des chansons mélodiques et rêveuses sur des beats sensuels. On retient surtout les morceaux « Don’t Use Me Up » et « Light is Drainin ».

Lire l’interview d’Emily Wells ici

 

grand_blanc_coverGrand Blanc – Mémoires Vives

On croyait la cold wave loin derrière nous. C’était sans compter le succès de Grand Blanc et de son album « Mémoires Vives ». Le quatuor originaire de Metz désormais installé à Paris livre un disque mordant et entraînant. Les chansons sont froides, hypnotiques et esthétiques voire futuristes. Le morceau phare de l’album ? « Surprise Party ».

Lire l’interview de Grand Blanc ici

 

 

bombay albumBombay – Show Your Teeth

« Show Your Teeth » du trio hollandais Bombay est renversant. Avec ses titres énergiques garage, pop et rock’n’roll, l’opus est un condensé de bonne humeur. Guitare saturée, basse grinçante et batterie vertigineuse, les morceaux mélodiques donnent irrémédiablement envie de danser. On sent les influences diverses, de la pop des années 1960 au brit rock des années 1990.

Lire l’interview de Bombay ici / Lire la chronique complète de Show Your Teeth ici

 

Quilt PlazaQuilt – Plaza

Retour dans les années 1970 avec le troisième album de Quilt, « Plaza », sorti sur le label Mexican Summer. Le quatuor de Boston propose dix titres qui vogue en terre folk et pop mais toujours indie. Eté comme hiver, il est agréable d’écouter ces morceaux doux, saturés ou psychés. Mention spéciale à « Eliot St. » et « Roller ».

Lire l’interview de Quilt ici

 

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 Frankie Cosmos Next ThingFrankie Cosmos – Next Thing

Frankie Cosmos n’a que 22 ans mais produit pourtant le très bon disque « Next Thing ». On a l’impression d’écouter la bande-original d’un film indé à la « Juno ». Les tracks indie-rock du second album de la New Yorkaise sont simples mais belles comme « Sinister » ou « On The Lips ». La musicienne travaille avec sincérité ses ballades.

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parquet-courts-human-performanceParquet Courts – Human Performance

Andrew Savage et son groupe Parquet Courts signent « Human Performance » chez l’excellent label Rough Trade Records. Depuis 2011, les gars de Brooklyn passionnent les foules. Les chansons de ce dernier opus sont élégantes et soignées, l’horizon rock largement étendu devant elles. On sent l’inspiration de nombreux groupes à travers ce disque, notamment les Velvet Underground. Plus lents, bien moins sauvages que les anciennes productions, les titres sont pourtant agréables à écouter avec ses touches d’orgue et de guitares californiennes. On aime particulièrement « Dust », « One Man No City » et « Berlin Got Blurry ».

twin-peaks-down-in-heavenTwin Peaks – Down in Heaven

Enregistré sur bandes dans le Massachussetts, « Down in Heaven », le dernier album de Twin Peaks est un album structuré et léché. Les cinq musiciens de Chicago savent ce qui marche : une batterie enragée, des paroles scandées ou une guitare mélodique à souhait. Le disque parle de rupture, de colère et de réinvention. Il a été coproduit par R. Andrew Humphrey et mixé par John Agnello (Dinosaur Jr., Kurt Vile, Sonic Youth). Chapeau pour la très belle « Butterfly » et son clip tourné dans un cimetière. Entre janvier et février 2017, Twin Peaks jouera à Paris*, Nimes*, Lyon*, Rennes et Bordeaux.

* avec le groupe Cage The Elephant

amber-arcades-fading-linesAmber Arcades – Fading Lines

« Fading Lines » d’Amber Arcades souffle comme un vent de fraicheur dans le monde de la musique indie. La Hollandaise génère dix titres pop qui font du bien au moral. Le disque est inspiré par le temps, la continuité, la magie et la coïncidence. Futuriste ou rêveur mais toujours subtile, chaque morceau sonne comme une évidence. On adore Turning Light », rapide et tourbillonnante, et la guitare de « Fading Lines ».

 

 

spring_king_-_tell_me_if_you_like_toSpring King – Tell Me If You Like To

« Tell Me If You Like To », premier disque de Spring King regorge de morceaux brillants, rock, garage, punk et surf-pop. La Californie inspire le quatuor de Manchester qui prend un malin plaisir à tourner des clips esthétiques aux histoires drôles. Des chansons sombres, étincelantes, dansantes ou énervées, Spring King sait doser pour procurer un disque cohérent. On chérie particulièrement les titres « Who Are You » et « Detroit ».

Lire l’interview de Spring King ici

 

cass-mccombs-mangy-love-album-newCass McCombs – Mangy Love

« Mangy Love », le huitième album sensuel de Cass McCombs mêle savamment groove, blues et rock. Le Californien invite plusieurs artistes à participer à l’album, d’Angel Olsen à Blake Mills. On écoute en boucle « Medusa’s Outhouse » pour ses guitares glissantes et nébuleuses. En janvier et février prochains, l’auteur-composteur se produira à Rouen, Metz, Montpellier, Tourcoing et Cenon.

 

 

 

allahlasAllah-Las – Calico Review

Autre très bon album du label Mexican Summer sorti en 2016, « Calico Review » du groupe californien  Allah-Las. La west-coast des années 1960-1970 résonne dans cet opus de douze titres. Une batterie sage, des notes psyché au clavier ou une guitare grinçante, chaque chanson a sa particularité. « Calico Review » s’écoute comme un hommage à tous les groupes qui ont façonné cette époque, des Kinks au Velvet Underground. Du surf-rock à la country, Allah-Las sait comment produire des morceaux sophistiqués.

Lire la chronique complète de Calico Review ici / Lire l’interview d’Allah-Las ici

 

angel-olsen-my-womanAngel Olsen – My Woman

Poésie, mélancolie et espoir cohabitent dans le dernier album d’Angel Olsen, « My Woman ». Le romantisme est au cœur de ses chansons pop-folk. L’Américaine travaille beaucoup les ballades et livre des morceaux bruts et sincères. On danse frénétique sur « Shut Up Kiss Me » et admire la longue et intimiste chanson « Sister ». En juin 2017, Angel Olsen jouera à Paris et Bordeaux.

Lire la chronique complète de Woman ici

 

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Weyes Blood – Front Row Seat to Earth

Derrière Weyes Blood, la chanteuse-compositrice-productrice Natalie Mering délivre « Front Row Seat to Earth » un quatrième album gracieux et harmonieux de neuf titres. Les critiques ont encensé cet opus qui sonne comme un vieux disque des années 60. Le piano fait figure d’élément clé. Les morceaux sont calmes et lumineux avec une touche légère d’électronique. On se laisse volontiers bercer par les délicieuses chansons « Do You Need My Love » et « Generation Why ».

 

 

mystere la femmeLa Femme – Mystère

La Femme est folle, énergique, kitsch voire absurde. La Femme a le sens de l’humour. Elle aime passionnément, connait des ruptures douloureuses et vit à cent à l’heure. Derrière ce nom se cache un groupe français qu’on ne présente plus. Son dernier album, « Mystère », est révélateur de son talent. Si chaque chanson est une pépite, on choisit « SSD » pour danser jusqu’au bout de la nuit et « Mycose » pour chantonner sur son clavier rétro. Actuellement en tournée, La Femme jouera notamment en janvier à Paris, Clermont-Ferrand, Rennes, Orléans et La Rochelle. Lire l’interview de La Femme ici

 

 

dj-pone-radiantPone – Radiant

Pone, ex-membre de Birdy Nam Nam, sort un excellent premier album solo de treize titres aériens, « Radiant ». Le producteur de musiques électroniques s’entoure de Sage, Louisahhh!!!, Jaw et Isles. Les morceaux sont structurés de façon à avoir une montée douce et progressive qui charme n’importe quel fan de musique électro. L’univers du hip-hop n’est jamais bien loin, notamment sur « M.F.C ». La meilleure track ? La sombre et hypnotique « Discontinuity », pour danser jusqu’au bout de la nuit. L’an prochain, plusieurs dates de concerts sont prévues notamment à Saint-Malo et Rouen.

 

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Justice – Woman

« Woman » était très attendu par les fans de Justice qui n’avait rien sorti depuis cinq ans déjà. Le mythique duo d’électro français sait fabriquer des tubes. On prend du plaisir à redécouvrir leur signature avec cet opus de dix titres largement inspirés du disco. Des grosses basses aux sonorités plus sensuelles, Justice brouille les pistes mais veut faire danser sur des morceaux presque futuristes. Ouverture de l’album, « Safe and Sound » est particulièrement réussie.

 

 

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Honeyblood – Babes Never Die

Le duo guitare-batterie de Glasgow Honeyblood sort en fin d’année « Babes Never Die », son second album. Les filles ont abandonné la touche girly du premier album pour poncer son côté grunge. Féroces et entraînants, les morceaux parlent de ruptures et de gens que connaissent les membres du groupe. On savoure sa batterie survoltée et la voix de Stina Tweeddale qui semble toujours dans l’urgence. Les meilleurs morceaux restent « Ready For The Magic » et « Sea Hurts » dont on admire les clips.

 

Lilas-Apollonia Fournier

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