Live report : Black Lips prépare un retour triomphant

Black Lips

Retour sur le concert privé des Blacks Lips à Paris pour leur nouvel album.

Vendredi 21h30, rendez-vous dans l’une des salles les plus prisées de Paris pour un concert privé des Black Lips. Le groupe garage rock prépare son grand retour avec l’annonce d’un nouvel album « Satan’s graffiti or God’s art ? », dont la sortie est prévue le 5 mai prochain chez Vice Records.

Les musiciens ont confié la production de leur disque à Sean Lennon, auteur-compositeur américain et fils unique du couple mythique John Lennon et Yoko Ono. L’opus a été conçu dans le nord de l’État de New York. Yoko Ono et Saul Adamczewski, ancien guitariste de Fat White Family, font également une apparition dans cet album.

Le soir du show, une centaine de personnes se massent devant la petite scène. Un rideau rouge sépare la foule du groupe qui se prépare en backstage. L’atmosphère est calme en attendant que les Blacks Lips montent sur scène. 22H passé, le rideau s’ouvre doucement, dévoilant le quinquet prêt à enflammer la salle.

Avec leurs looks improbables, t-shirt « American by birth » (« Américain par naissance »), pantalon en cuir et chapeau de capitaine, les Atlantiens sont reconnaissables entre mille. Ils choisissent comme ouverture le titre saturé « Sea of Blasphemy » , de l’album « Let It Bloom » vieux de douze ans. Une manière de rappeler au public qu’ils règnent sur la scène garage depuis une décennie.

 

Ils enchaînent avec deux morceaux de l’excellent album « Arabian Mountain » (2011), le magistral « Family Tree » avec son saxophone joyeux presque sixties et le titre tournoyant « Modern Art ». Une heure durant, les Américains délivrent dix-sept de leur meilleurs titres, à la fois crades et dansants.

Quatre tracks de leur nouvel album « Occidental Front », « Can’t Hold On », « We Know » et « Rebel ‘Intuition » sont interprétés. De quoi nous faire saliver avant la sortie de l’opus. Le titre onirique « Can’t Hold On » avait été dévoilé fin mars sur Internet et durant leur passage au célèbre festival américain SXSW. Psyché à souhait, ce morceau secoue le public parisien qui ne peut s’empêcher de danser.

Si certaines rythmiques rappellent la musique de Johnny Cash, les Black Lips savent comment nous donner envie de voyager à travers les États-Unis avec leurs morceaux libérateurs. « O Katrina why you gotta be mean ? You broke my heart way down in New Orleans » scandent les chanteurs en référence à l’ouragan Katrina qui avait dévasté la côte est en 2005. Ils terminent leur concert par les belles et énervées « Raw Meat » et « Gospel ». Le public transpire presque autant que le groupe sur scène. Les Black Lips remercient chaleureusement la salle et rappelle qu’ils joueront au festival La Route du Rock à Saint Malo le 19 août. Une date qu’on ne voudrait surtout pas rater.


Lilas-Apollonia FOURNIER

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