Live report : le Brunch Electronik ensoleille Paris

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Live report du dimanche 28 mai 2017.

Chaleur écrasante qui rappelle mon Sud. Sauf qu’ici, il n’y a pas la mer. Il fait plus de 30 degrés à l’ombre en ce dimanche après-midi. On décide d’aller s’ambiancer au Brunch Electronik.

C’est la première édition française de ce festival qui a déjà connu un grand succès à Lisbonne et Barcelone, villes du soleil. Paris veut sa dose de chaleur et d’eau salée. Le festival est organisé au parc floral de Vincennes. Dehors, de la fausse pelouse, des poufs, des transats et des brumisateurs. Plusieurs foodtrucks proposent des brunchs originaux. Pita-boeuf émincé-coriande-oignons confits, sandwichs vegan, frites coleslaw ou wok. Des créateurs attirent les festivaliers avec leurs stands de t-shirts ou headbands. Mes yeux se tournent vers les jolies créations aux motifs flashy et exotiques de Scrunchie is Back, une marque parisienne.

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A l’intérieur, des basses qui appellent les festivaliers à s’approcher de la scène, plusieurs bars, des terrains de badmington et encore de la fausse pelouse pour s’allonger après des heures de danse effrénée. Le décor rappelle une forêt tropicale avec ses plantes qui pendent du plafond.

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La journée commence avec le set de The Mekanism b2b Un*Deux avec sa house entraînante et des boucles répétitives. Le duo français dOP fête ses dix ans. Des centaines de personnes sont amassées devant la scène. Les producteurs préparent un set de deux heures posé avec une deep progressive, tout en présentant leur nouveau morceau “Melancholia”.

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S’ensuit le dj set de Hot Chip, groupe anglais qui mixe une pop légère à de l’electro enjouée. Les musiciens remixent des morceaux connus qui ne peuvent que plaire au public, dont l’envoûtant “Blue Monday” de New Order. La foule sautille sur le set foufou des Anglais. On aime particulièrement la reprise du titre rapide et rétro “Dancing in the Dark” de Bruce Springsteen par le groupe. Surtout, on s’incline devant leur morceau génial “Huarache Lights” de leur sixième album “Why Make Sense?”, sorti en 2015. Entre son tempo maîtrisé, son électro presque futuriste et sa petite touche anglaise, le public est ravi.

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Pour clôturer ce dimanche, place à Etienne de Crecy, figure incontournable de la musique électronique. La foule se presse devant la scène et danse éperdument sur les hits du génie de la French Touch. House, techno et disco se mélangent avec finesse. Les basses secouent le parc floral, la foule entre en transe.

Depuis les années 90, Etienne de Crecy souffle le chaud et le froid sur la scène électronique. Et il faut dire qu’il a toujours bon. Pas une transition manquée, pas une erreur de note. La musique ressemble à une spirale infernale et énergique qui hante la foule. Quand il ne choisit pas de mixer des sonorités techno énervées, il s’amuse avec une house légère et précieuse qu’on garde en tête jusqu’au petit matin. Au Brunch, le producteur français joue bien évidemment son fameux morceau sensuel “Hashtag my ass”. La Méditerranée ne semble plus bien loin…

Il fait presque nuit noire lorsque le Brunch Electronik se termine. Une trentaine de personnes traînent encore devant l’entrée. “Qui fait quoi ?”, s’exclament certains. La fête n’est pas près de se terminer…

Lilas-Apollonia Fournier

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