Live report : We Love Green Jour 1

IMG_2552Premier jour de We Love Green, nous nous rendons tôt au festival pour ne pas manquer une miette de la programmation. J’ai déjà repéré les artistes que je voulais voir, il n’y a plus qu’à profiter. Répartie sur trois scènes, la line-up est délicieuse. Le festival occupe une partie du bois de Vincennes avec des décorations XXL incroyables. En plus des sponsors qui distribuent des chouettes cadeaux (couronnes de fleurs, sacs à dos…), des dizaines de stands de nourriture attendent les festivaliers. Il fait très chaud dans le parc, presque impossible de trouver de l’ombre. Heureusement, quelques brumisateurs géants en forme de cercle sont là pour rafraîchir la foule en sueur.

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On se réfugie sous un petit chapiteau pour découvrir le trio français FAIRE. Son énergie est remarquable. Les membres sont habillés excentriquement : caleçon pour l’un, pantalon jaune pour un autre et lunettes funky. Ils se produisent peu longtemps mais arrivent immédiatement à capter l’attention du public et à le faire danser. “Mireille se rappelle” ou “Anastasia”, ils jouent plusieurs morceaux de leur EP “Tamale”, sorti chez Microqlima, ainsi que la superbe chanson “Christiane”. Pour l’un de leurs tracks, plusieurs membres du public déguisés montent sur scène et sautillent. Le show doit se finir plus tôt. Le public, déçu, demande un rappel, en vain.

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On fonce ensuite devant la grande scène voir Parcels. Découvert en première partie du concert de Two Doors Cinema Club en février dernier à Paris, j’avais été agréablement étonnée par ce groupe australien. Les cinq musiciens connaissent désormais un beau succès dans l’Hexagone avec de nombreux concerts. Le résultat à We Love Green est sans appel : le public est conquis. Parcels dit être très heureux de se produire dans ce festival et raconte n’avoir jamais joué devant autant de gens. Il fait très chaud en cet après-midi mais le groupe réussit à nous faire oublier cette chaleur écrasante. Sa pop enjouée et innocente fait du bien au moral.

Le public est enchanté par la bonne humeur des membres du groupe, qui ne peuvent s’empêcher de sauter partout sur scène et danser. Outre leurs cheveux longs, ils ont adopté un style vestimentaire vintage qui leur va bien. Leur répertoire musicale est directement inspiré des années 70. On entendrait presque quelques sonorités des derniers morceaux funky de Daft Punk. “Older”, “Gamesoffluck”, “Hideout”, chaque titre apporte sa dose de plaisir.

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S’ensuit le concert d’Agar Agar. Le duo français, composé de Clara au chant (chanteuse du groupe garage Cannery Terror) et Armand aux machines, est signé chez le label pointu Cracki Records. Ils diffusent une electro planante et sensuelle qui résonne sous le chapiteau plein à craquer du We Love Green. Leur style hésite entre de la synth-pop et une acid disco. Les années 80 ne sont pas loin dans leur EP ravageur “Cardan”. Ils jouent plusieurs hits dont “Prettiest Virgin” mais aussi “I’m That Guy” et l’étourdissant “You’re High”.

Des milliers de personnes s’amassent ensuite devant la scène de Jon Hopkins. J’avais entendu des merveilles de son live, j’ai finalement été un peu déçue. Certes, le set était bon mais pas comme je l’imaginais. Devant la scène, difficile d’entendre clairement les basses. Le producteur d’electronica produit des morceaux mélodiques et entraînants. Pour le festival, il décide de mixer des anciens morceaux à d’autres plus récents de son excellent album “Immunity”. On adore le puissant titre “Collider” qui fait voyager.

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En début de soirée, Solange monte sur la grande scène. La sœur de Beyoncé, ses choristes, danseuses et musiciens sont tous habillés en rouge. Une tenue qui rappelle le soleil rouge diffusé en arrière plan durant tout le concert. Au premier rang, des fans hurlent dès que la chanteuse ouvre la bouche. Je reste sceptique face à son live soul/r’n’b, et il faut bien l’avouer, ce n’est absolument pas mon genre de musique. J’ai l’impression que ses danseurs ne sont pas synchros. Malgré sa belle voix et la douce chanson “Cranes in the sky”, je préfère quitter l’espace au bout d’une demi-heure pour découvrir le show de Motor City Drum Ensemble. J’observe des dizaines de déçus quitter le lieu pour se diriger, comme moi, vers le chapiteau.

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A mon arrivée, Motor City Drum Ensemble a déjà conquis une belle foule de festivaliers. Le jeune producteur allemand compose des mixs depuis ses dix-sept ans. House, electro ou disco, il sait mélanger les genres avec finesse pour créer une ambiance joyeuse qui passerait parfaitement en club. Nappes synthétiques, voix séductrices et beats excitants reflètent le live de l’Allemand durant We Love Green.

La première journée se termine avec le live magistral de Justice. J’ai rarement vu un set aussi beau. Je reste estomaqué par le show du duo français. Un mur d’enceintes Marshall envahit la scène. On a peur de devenir sourd mais finalement, la qualité est simplement incroyable. Les premières notes du fameux morceau “Genesis” de l’album “Cross” résonnent. Justice entre en scène et se place de profil. Le public devient fou et l’acclame chaleureusement. Gaspard et Xavié mixent leurs anciens tracks à leur nouvel album funky “Woman”. Entre la chanson galactique “Safe and Sound” et la majestueuse “Phantom”, tout se mélange pour donner un mix qui restera graver dans les mémoires. Le résultat est fabuleux, les festivaliers sont en transe quand la chanson très connue “D.A.N.C.E” est jouée. “Do the D.A.N.C.E, Stick to the B.E.A.T, Just easy as A.B.C, Do the dance” chante en chœur la foule qui n’a pas non plus oublié les paroles de “DVNO”.

Surtout, c’est la scénographie qui accompagne le live qui est impressionnante. Les jeux de lumières et de miroirs aveugleraient presque le festivaliers. Cela donne l’impression que le duo est céleste. En plein milieu du concert, une partie du public fait des pogos et se divise pour créer un circle pit (quand tout le monde tourne dans le même sens). Quatre minutes avant la fin de leur show, Gaspard et Xavier quittent la scène pour se fumer une clope à l’arrière. Huit minutes d’attente… la foule crie leur nom mais c’est long. Ils finissent par revenir pour jouer un dernier morceau. Xavier finit par se jeter dans le public pour un bain de foule.

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Lilas-Apollonia FOURNIER et Emilie LA VIA

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