« Whatever Works » de Woody Allen, un long-métrage charmant et désopilant

whatever worksSorti en 2009, “Whatever Works” est l’un des films les plus drôles de Woody Allen. Cette comédie qui emprunte certains codes à la romance fait partie des longs-métrages les plus réussis du réalisateur américain. Durant une heure trente, on plonge dans une ambiance loufoque grâce à un narrateur hilarant.

Ce que Woody Allen travaille le mieux, c’est bien ses personnages. Dans « Whatever Works », il choisit un anti-héros pour conter l’histoire de sa vie mais aussi celles d’autres personnages tous plus caricaturés les uns que les autres. Dès les premières minutes du film, le spectateur est percuté par le cynisme de Boris Yellnikoff (interprété par Larry David), un génie de physique qui a raté son prix Nobel, son mariage et son suicide. Il nous rappelle un con cynique et torturé qu’on aurait déjà croisé dans notre vie. Son arrogance et sa paranoïa sont telles qu’il est, à lui tout seul, divertissant. C’était sans compter l’arrivée de Melody (Evan Rachel Wood), une jolie et naïve jeune femme qui bouleverse son existence. Leurs différences sont si criantes que cela crée un contraste grotesque et distrayant. Le scénario fonctionne assez bien car l’enthousiasme des personnages est contagieux. Finalement, « Whatever Works » [« tant que ça marche »] se veut le porte-parole des relations humaines parfois complexes. Le film ne s’essouffle pas grâce à de bons acteurs, des personnages attachants et des dialogues savoureux. Après un travail centré sur l’Europe (« Match Point », « Vicky Cristina Barcelona »), Woody Allen crie une nouvelle fois son amour pour New York en revenant aux sources avec ce long-métrage léger et poilant.

Lilas-Apollonia FOURNIER

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